Se pardonner à soi-même

Je vous ai parlé dans l’épisode précédent, du pardon que l’on offre à l’autre quand celui-ci nous a blessé.

Mais qu’en est-il lorsque nous avons, nous-même, blessé quelqu’un ?

Demander pardon à l’autre, c’est bien mais si nous ne nous sommes pas pardonné(e) avant, les attentes vont être importantes et la déception risque d’être grande si l’autre ne répond pas à nos attentes.

Avant d’entamer une démarche pour lui demander pardon, il est indispensable de prendre le temps de se pardonner à soi-même et je vais vous expliquer pourquoi et comment.

A/ Pourquoi est-ce indispensable de se pardonner en premier ?

Le risque, si nous ne prenons pas le temps de passer par cette étape, c’est que :

  • Nous allons nous rendre dépendant du pardon de l’autre.
  • Nous ne comprendrons pas la cause du conflit et celui-ci pourra alors se reproduire plus facilement -> colère, culpabilité, ressentiment…
  • Nous ne prendrons pas conscience de notre juste responsabilité.
  • Nous entretiendrons notre culpabilité si l’autre ne nous accorde pas son pardon.
  • Nous allons créer une forme de résistance vis-à-vis de nous même (liée à la culpabilité et la mauvaise image que l’on a de nous-même) qui va nous bloquer dans notre parcours de vie et nous couper des opportunités qui pourraient se présenter à nous.
  • Lorsque nous allons demander pardon, l’autre sentira notre attente, notre culpabilité, notre résistance (ressenti énergétique) et il peut ne pas accepter de pardonner.

B/ Pourquoi est-ce si difficile ?

Avouons-le, il est très difficile d’accepter que l’on a eu un comportement qui a nuit ou blessé l’autre. Cela résonne en nous comme une erreur de notre part, un échec.

On a souvent tendance à être plus indulgent avec l’autre qu’avec soi-même parce que reconnaitre que l’on n’a pas agi de manière adéquate, c’est

Mais l’erreur est humaine et peut être acceptable, dans certaines circonstances, bien sûr, mais à la condition qu’on ne la reproduise pas à l’infini.

C/ Mais alors, comment se pardonner à soi-même ?

Lorsque nous nous sentons coupable, que nous portons des jugements vis-à-vis de nous-même.

-> posons-nous un instant et demandons-nous quel(s) besoin(s) se cache(nt) derrière l’attitude que l’on a eu au moment du conflit

-> Noter tous nos ressentis, toutes nos émotions mais surtout nos besoins non satisfaits.

-> Si cette étape est difficile : vous pouvez utiliser vos oracles et tarots. Vous pouvez aussi vous faire accompagner par un coach ou thérapeute car il y a souvent un gros travail d’acceptation à faire à ce moment précis.

-> Ensuite, trouver des solutions pour combler ce besoin : -> soi-même dans la mesure du possible -> si l’on a absolument besoin de l’autre alors formuler une demande claire et précise -> 3 possibilités : OUI / NON / fuite de l’autre. Dans tous les cas, vous aurez moins de frustrations car vous aurez été au bout de la démarche (si NON ou fuite, on va chercher une autre solution).

D/ Conclusion

Nous ne pouvons pas éviter les conflits mais nous pouvons les gérer au mieux en cherchant, à chaque fois, à déterminer les besoins de chacun qui n’ont pas été satisfaits et qui ont mené à cette situation conflictuelle.

Se pardonner, c’est se respecter en prenant soin de nous à travers la satisfaction de nos besoins.

Se pardonner, c’est accepter que l’on est constitué de lumière et d’obscurité, de forces et de fragilités, de perfections et d’imperfections.

C’est à nous de choisir la part que l’on souhaite nourrir.

Ne pas se pardonner, c’est forcément nourrir la part obscure à travers la culpabilité, le ressentiment, la colère contre nous-même…

Dans tous les cas, se pardonner, c’est se connecter à cette part divine qui est en nous et qui est le reflet de notre lumière intérieure.